Flan-by's birthday !

Publié le par Pétunia Kortecks

Happy birthday Monsieur Hollande !

On trinque ?

Vous auriez pu m'inviter. J'aurai volontiers causer un peu avec vous, un anniversaire commun ça crée des liens ! Je n'ai aucune tendance politique et aucun avis sur ce que vous faites si ce n'est qu'il faut assurément du courage pour gouverner. Parler avec vous m'aurait plu.

Mais, aurions-nous d'autres points communs ?

Vous avez dû, bien avant moi, entrer dans le club des chanceux qui fait que nous avons :

  • de l'argent dans les cheveux ? bon, chez vous on ne le voit pas. De mon côté, je n'ai pas encore recouru à une quelconque teinture-méchage qui ferait médire les gens  - que l'on peut directement dater mon âge au carbone quatorze.
  • De l'or dans les dents : auriez-vous les dents qui raclent le parquet comme tout homme politique qui se respectent ? Les miennes ne le raclent qu'après une triple douzaine de pastis (Marseille, ah Marseille !).
  • Des cailloux dans les reins ? Sucre dans le sang ? Plomb dans les pieds ? Fer dans les articulations ? Oups, tout rouille !
  • Evidemment, homme politique de pouvoir, vous avez la sagesse -un peu manipulatrice certes- du Cardinal de Retz : Nul ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment, à ses dépens. Je dois avouer que je me fais souvent avoir, probablement ma blondeur légendaire et une certaine paresse. Mais ce qui me console et j'imagine vous aussi, c'est que quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise, les gens auront toujours quelque chose à redire, et selon les circonstances pire encore : tout ce que vous direz ou penserez ou écrirez, sera retenu contre vous. Tout ça, vous le savez bien mieux que moi. Je vous laisse avec la célèbre histoire -une de mes préférées- de Nasreddine et de son fils se rendant au marché :

Le fils de Nasreddine avait treize ans. Il ne se croyait pas beau. Il était même tellement complexé qu'il refusait de sortir de la maison. « Les gens vont se moquer de moi », disait-il sans arrêt. » Son père lui répétait toujours qu'il ne fallait pas écouter ce que disent les gens parce qu'ils critiquent et interprètent souvent à tort et à travers, mais le fils ne voulait rien entendre. Nasreddine dit alors à son fils : « Demain, tu viendras avec moi au marché. »

Fort tôt le matin, ils quittèrent la maison. Nasreddine Hodja s'installa sur le dos de l'âne et son fils marcha â côté de lui. A l'entrée de la place du marché, des hommes étaient assis à bavarder. A la vue de Nasreddine et de son fils, ils lâchèrent la bride à leurs langues : « Regardez cet homme, il n'a aucune pitié ! il est bien reposé sur le dos de son âne et il laisse son pauvre fils marcher à pied. Pourtant, il a déjà bien profité de la vie, il pourrait laisser la place aux plus jeunes. » Nasreddine dit à son fils : « As-tu bien entendu? Demain, tu viendras avec moi au marché. »

Le deuxième jour, Nasreddine et son fils firent le contraire de ce qu'ils avaient fait la veille : le fils monta sur le dos de l'âne et Nasreddine marcha a côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là. Ils s'écrièrent à la vue de Nasreddine et de son fils « Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucune politesse. Il est tranquille sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied ! » Nasreddine dit à­ son fils : « As-tu bien entendu ? Demain, tu viendras avec moi au marché ! »

Le troisième jour, Nasreddine Hodja et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux : « Regardez ces deux imbéciles, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter les hommes. » Nasreddine dit à son fils : « As-­tu bien entendu? Demain, tu viendras avec moi au marché ! »

Le quatrième jour, lorsque Nasreddine et son fils quittèrent la. maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête !» Nasreddine dit à son fils : « As-tu bien entendu? Demain, tu viendras avec moi au marché ! »

Le cinquième jour, Nasreddine et son fils arri­vèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent: de rire : « Regardez ces deux fous ; il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos. Et Nasreddine Hodja dit à son fils : « As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer. Il ne faut pas écouter ce que disent les gens. »

http://diverscollege.free.fr/Nasreddine/texte/lefilsdenasreddine.html

 

Oui, bon anniversaire Monsieur Hollande !

Publié dans Gloire

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